mardi 13 septembre 2011

Appel pour une vigne sans OGM...

Depuis 2005, l’INRA de Colmar travaille sur un porte-greffe
transgénique de vigne censé résister au court-noué. Sur une
parcelle de 5,5 ares entourée d’une jachère supposée
«protéger» les vignes voisines, 70 porte-greffes OGM et 40 non-
OGM étaient plantés dans un sol bâché et contaminé par le
nématode, un ver minuscule transmettant par les racines la
maladie du court-noué. Les inflorescences de ces vignes ont été
systématiquement coupées pour éviter les contaminations
aériennes au cas où la modification génétique migrerait du
porte-greffe vers sa partie supérieure.
Ces expériences cautionnent la concentration du pouvoir de
décision et de production en matière d’alimentation mondiale
entre les mains de quelques grands groupes privés. C’est un pas
de plus vers l’uniformisation de la nourriture, la disparition de
la variété et surtout le triomphe du profit sur l’indépendance
alimentaire des peuples.
• Le court-noué est parfois un problème réel pour les
vignerons. Mais avons nous besoin que la recherche publique
nous prouve ce que nous savons déjà ? Les OGM sont inutiles et
néfastes, ils sèment la désolation là où ils sont cultivés et
commercialisés.
• De plus, le productivisme en viticulture est dépassé. L'Europe
est en train de financer l’arrachage définitif de 400 000 ha de
vignes pour pallier une surproduction. Le court-noué est loin
de faire les dégâts annoncés par l'INRA au sein du vignoble
Français. Il est mensonger de prétendre que le court-noué
menace de disparition 60 % du vignoble. D'autant que l’INRA
de Montpellier a développé un porte-greffe non transgénique
résistant au court noué.